En bref

Les partis de gauche dans les griffes des islamistes – un commentaire de la NZZ

Dans la Neue Zürcher Zeitung du 24 avril, le rédacteur étranger Daniel Rickenbacher se penche sur la « fraternisation entre la gauche et les islamistes » et constate : « Ce n’est pas une théorie du complot, mais déjà une réalité ». Les populistes de gauche ont trouvé de nouveaux électeurs dans les islamistes et ces derniers dictent de plus en plus l’agenda politique, analyse Rickenbacher, qui constate que « l’influence de cette alliance contre nature est déjà grande et se traduit par une désinhibition antisémite ».

Dans le cadre du rapprochement entre une partie de la gauche politique et les courants islamistes et nationalistes, une hostilité croissante envers Israël et un nouvel antisémitisme sont apparus. Des images communes de l’ennemi – en particulier Israël – lient des groupes très différents et servent de ciment idéologique, écrit la NZZ. La conséquence de cette fraternisation serait une attitude antisémite beaucoup plus ouverte au sein des partis de gauche. Des sondages montrent en effet que les déclarations antisémites sont nettement plus souvent approuvées parmi les personnes interrogées musulmanes que dans l’ensemble de la population – par exemple l’affirmation selon laquelle les juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers internationaux.

La diffusion de ces attitudes est renforcée dans les partis de gauche par des schémas de pensée identitaires. Les sociétés sont divisées en groupes de coupables et de victimes, les Israéliens étant souvent considérés comme des « oppresseurs » ou des « colons ». Leurs expériences historiques de persécution, d’expulsion et de terreur seraient ainsi occultées. Dans le même temps, les mouvements islamistes et nationalistes sont idéalisés comme des mouvements de libération. Ce décalage se manifeste également dans le langage, par exemple dans l’utilisation du terme « israéliser », qui associe globalement la violence, l’oppression et la manipulation à Israël.

Après le massacre du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, une radicalisation s’est produite, constate Rickenbacher. Parallèlement, les appels à une « intifada globale » se sont répandus, dirigés non seulement contre Israël, mais aussi contre les juifs et ceux qui les soutiennent. Cette évolution a des conséquences concrètes : La violence antisémite augmente, les institutions juives font l’objet d’une protection renforcée et de nombreux Juifs se sentent de moins en moins en sécurité en Europe et émigrent pour cette raison. L’hostilité à l’égard d’Israël et l’antisémitisme sont ainsi de plus en plus normalisés et portés dans des milieux sociaux plus larges, écrit la NZZ.

Cliquez ici pour lire le commentaire de Daniel Rickenbacher : Islamogauchisme : pourquoi les islamistes et la gauche se rapprochent de plus en plus

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