Les États-Unis déclarent le lancement de la phase 2 du plan de paix
L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a déclaré que la phase 2 du plan de paix en 20 points pour Gaza avait commencé. Le plan avait été présenté par le président Donald Trump fin septembre 2025. Israël et l’organisation terroriste palestinienne Hamas ont officiellement déclaré leur accord quelques jours plus tard. La mise en œuvre de la phase 1 a alors commencé. Celle-ci consistait en un cessez-le-feu, le retrait des troupes israéliennes à Gaza au-delà d’une ligne de cessez-le-feu convenue (« ligne jaune »), l’amélioration des conditions d’acheminement de l’aide vers la zone de guerre et la restitution de l’ensemble des 20 otages vivants et des 28 otages tués, enlevés en Israël par les terroristes du Hamas lors du massacre du 7 octobre 2023.
Bien que l’un des otages tués soit toujours à Gaza, la mise en œuvre de la phase 2 du plan a maintenant commencé. Il prévoit la mise en place d’une force internationale de stabilisation, le désarmement du Hamas, la démilitarisation de Gaza et la mise en place d’une administration civile palestinienne chargée de superviser la reconstruction de la bande côtière, en grande partie dévastée par deux ans de guerre déclenchée par le Hamas. Le tout sous la supervision d’un conseil de paix international dirigé par le président Trump. Le président américain devrait annoncer la composition de ce conseil la semaine prochaine lors du Forum économique mondial (WEF) de Davos.
La composition de la Haute autorité civile pour Gaza, composée de 15 technocrates, a été annoncée hier au Caire. Il était initialement question de 12 membres, dont quatre avaient été rejetés par Israël. Ces divergences semblent maintenant avoir été résolues. L’ancien envoyé spécial de l’ONU pour le Proche-Orient, le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, a joué un rôle important dans ce processus. Il jouit d’une bonne réputation tant du côté arabe-palestinien que du côté israélien. L’Égypte a été responsable de la nomination des membres du comité.
Le comité sera dirigé par Ali Shaath, 67 ans, né à Gaza et ancien vice-ministre de la planification, des transports et des relations internationales de l’Autorité palestinienne (AP). Celle-ci est responsable de l’administration de la Cisjordanie. L’AP elle-même ne sera pas représentée au sein du comité de gestion, Israël ayant dès le départ mis son veto à une telle participation. Dans une première interview, Shaath a déclaré qu’il ne voyait pas la mission du comité qu’il préside « dans la reconstruction, mais dans la reconstruction de Gaza ». Il a exprimé l’intention d’évacuer en mer les énormes montagnes de gravats des bâtiments détruits pendant la guerre afin de créer de nouveaux terrains à bâtir.
La situation n’est pas encore claire en ce qui concerne le désarmement du Hamas, qui fait également partie de la deuxième phase du plan de paix. Selon des sources égyptiennes, turques et qataries, l’organisation terroriste serait prête à remettre ses armes lourdes dirigées contre Israël. Un programme de rachat des armes légères, comme les fusils, devrait ensuite être lancé. Jusqu’à présent, le Hamas lui-même avait toujours fait savoir qu’il n’accepterait de désarmer que lorsque la création d’un État palestinien serait assurée. C’est l’objectif lointain du plan de paix américain présenté l’année dernière. Mais on en est encore très loin, même si la phase 2 se déroule comme prévu.
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